
Ceux qu'on appelle les aiguilleurs du ciel...
"Chaque
avion vole pratiquement en aveugle et deux avions de transport évoluant
face à face se rapprochent à raison de 30 km par minute environ.
Dans un même espace évoluent gros porteurs, supersoniques, appareils
militaires, avions de tourismes, d'affaires et hélicoptères.
Le contrôle de la circulation aérienne a la redoutable charge
d'assurer, en permanence, la cohabitation de ces vols avec toute la sécurité
et le plus de régularité possible.
Le contrôleur
est responsable à un moment donné d'un volume d'espace aérien.
Pour remplir son rôle efficacement, il dispose d'informations régulièrement
mises à jour sur cet espace. Tout un arsenal de moyens, faisant appel
aux techniques de pointe en électronique et en informatique, permet
d'acquérir, de traiter et de présenter ces informations dans
la forme la plus pertinente possible. Le contrôleur interprète
ses informations, prend, en temps réel, au fur et à mesure des
nécessités, les décisions utiles à un écoulement
sûr et rapide de ce trafic et les communique aux pilotes avec lesquels
il est en liaison radio directe et permanente.
Pour assurer le contrôle, le matériel a dû évoluer
et si autrefois, fusées rouges, blanches ou vertes, suffisaient à
régler les atterrissages et décollages d'un aérodrome,
il est nécessaire aujourd'hui, que les contrôleurs soient assistés
dans leurs tâches par des équipements très sophistiqués.
Mais aussi perfectionnés que puissent devenir ces équipements,
c'est encore le contrôleur qui, par sa maîtrise des techniques,
assure l'efficacité du système.

Centre
"en route" de la navigation Ouest.
Radar de Bretagne
Le contrôleur
réalise un travail toujours exigeant. Il lui faut pour repérer,
suivre et surveiller les aéronefs au cours de leur vol, une rapide
coordination de pensée et d'action. Assurer un écoulement sûr,
ordonné et rapide du contrôle aérien demande sang froid
et présence d'esprit.
Avec l'introduction du radar, l'augmentation de la vitesse, du nombre et des
types d'aéronefs utilisant nos voies aériennes et nos aéroports,
s'est opéré un partage de responsabilité entre pilotes
et contrôleurs. Si le pilote reste responsable de son appareil, le contrôleur
, pour sa part, peut avoir sous sa responsabilité ce même appareil
et simultanément jusqu'à 15 autres à la fois.
Il doit pouvoir former dans son esprit une image précise, en trois dimensions, des positions et des altitudes respectives de ces aéronefs et "projeter" cette image dans le futur afin d'anticiper les déplacements de chacun des appareils sur des trajectoires horizontales ou obliques. En se référant à ce schéma mental, il peut donc prévoir les positions futures et donner les autorisations et instructions nécessaires au maintien de l'espacement minimum entre tous les aéronefs, travail qui lui demande une tension continue. Chaque contrôleur de la circulation aérienne est responsable devant le voyageur, le pilote, la compagnie aérienne et l'Administration, de la sécurité et du bon déroulement des vols dans des conditions où sont souvent réunies simultanément un plus grand nombre de vies que dans la plupart des autres entreprises humaines. Instantanément, sans droit a l'erreur, il doit prendre des décisions dans des circonstances parfois imprévisibles, potentiellement dangereuses, relativement à des objets dont la vitesse de rencontre dépasse celle d'une balle de carabine." (APCA)
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